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6 juin 2012
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RELIER FÊTE SES 10 ANS

Impossible de parler de RELIER sans évoquer RENATER, le RÉseau National de télécommunications pour la Technologie, l’Enseignement et la Recherche.

Créé au début des années 90, RENATER est un réseau informatique qui relie aujourd’hui plus de 1000 sites français en très haut débit. Il permet de connecter les organismes de l’Éducation et de la Recherche à Internet, ainsi qu’à d’autres réseaux européens de la recherche.

Sur la ville de Limoges, l’unique point d’accès à RENATER se situe dans les locaux du Service Commun Informatique de l’Université, sur le campus de La Borie. Pourtant, ce sont environ une quinzaine d’organismes Limougeauds qui sont aujourd’hui connectés, par l’intermédiaire du réseau métropolitain RELIER, le RÉseau de Limoges pour l’Enseignement et la Recherche.

Créé en 2001 à l’initiative de la Ville de Limoges et des membres de la communauté « éducation-recherche », et grâce au soutien de l’État et de la Région, RELIER est aujourd’hui un réseau mature et performant.

Retour sur cette collaboration exemplaire, qui à permis à RELIER de voir le jour et de se développer.

Le commencement

En 2001, seuls quelques organismes à Limoges disposent d’un accès RENATER : l’Université, l’IUFM, le Rectorat, l’Office International de l’Eau, ainsi que l’ENSCI. Le campus de La Borie et les sites géographiquement proches (OIEau, ENSCI) sont directement raccordés à RENATER via le SCI, à l’aide de fibres optiques appartenant à l’Université. Malheureusement, il n’existe pas d’infrastructure fibre à l’échelle de la ville, il faut donc opter pour d’autres solutions, coûteuses et moins performantes : les autres campus de l’Université sont reliés au SCI à l’aide d’antennes hertziennes. Le Rectorat et l’IUFM louent à France Télécom des liaisons directes vers celui-ci.

Lorsque le raccordement en haut débit des établissements de l’Éducation Nationale et de la Recherche devient l’une des priorités affichées par gouvernement, les acteurs régionaux décident de se réunir autour d ’une table pour discuter d’une stratégie commune. Nous sommes en mai 2001, et la Ville de Limoges, l’Université, le CROUS, l’IUFM, l’ENSCI, le CRDP, 3IL et le Rectorat participent à la réunion.

La conclusion qui en ressort est la suivante : au vu des besoins exprimés par les participants en terme de débits et de services, il est impératif de créer un réseau « privatif » en fibres optiques. Ce réseau desservira l’ensemble des sites à l’aide de câbles optiques cheminant à travers la ville, en utilisant des fourreaux (tuyaux de protection enterrés) appartenant à la Ville pour la plupart. Les avantages d’un tel projet étaient loin d’être négligeables : pérennité, respect des contraintes budgétaires, débits et services assurés.

L’Université, par l’intermédiaire du SCI, est chargée par la Mairie de centraliser et coordonner les besoins, un cahier des charges est donc soumis à la Ville fin Juin 2001. Pendant l’été 2001, les services techniques de la Ville réalisent une étude sur la faisabilité d’un réseau métropolitain en fibres optiques. La mairie présente ses résultats début septembre, ainsi qu’une proposition de partenariat et une première estimation financière.

Compte tenu de la pérennité et de l’évolutivité du réseau, du faible coût de fonctionnement et d’investissement (comparé à d’autres solutions comme les antennes hertziennes), l’Université donne immédiatement un accord de principe.

Dans les mois qui suivent, des conventions entre l’Université et la Ville de Limoges sont passées (occupation du domaine public, mandat de maîtrise d’ouvrage), et le cheminement des câbles est affiné.

Du concept à la réalisation

Au cours de l’année 2002, les travaux se succèdent, en plusieurs tranches. Les opérations de génie civil et de tirage de fibre optique, dirigées par la Ville de Limoges et réalisées par des prestataires, se multiplient, afin d’interconnecter tous les sites. C’est ainsi qu’environ 26 kilomètres de câbles sont tirés à travers la ville.

Parallèlement aux travaux, le SCI, épaulé par un bureau d’études, réalise un appel d’offre concernant la fourniture et la mise en œuvre des matériels actifs qui vont être présents sur chaque site et permettre l’échange de données sur les câbles optiques.

Chaque câble contient plusieurs fibres optiques (généralement 24 ou 48), il est donc possible de réaliser de multiples réseaux sur le même câble, en utilisant des paires de fibres distinctes. L ’idée est que chaque membre du réseau puisse déployer ses propres réseaux inter-sites pour véhiculer ses données « internes », tout en séparant les domaines de responsabilité de chaque exploitant.

L’appel d’offre réalisé par le SCI comprend le matériel pour un premier réseau appelé « réseau d’interconnexion », qui permet de relier chaque organisme à RENATER, mais aussi pour un réseau privé appartenant à l’Université, qui va lui permettre de connecter tous ses campus.

Le réseau prend le nom de RELIER, le RÉseau de Limoges pour l’Enseignement et la Recherche.

Fin Décembre 2002, un prestataire est retenu pour l’installation des matériels actifs, qui a lieu entre Janvier et Mars 2003.

Un réseau vivant et performant

Durant la première quinzaine de Mars 2003, le réseau est mis en service avec succès. Le taux de disponibilité du réseau est supérieur à 99,9 %, chiffre qui restera inchangé jusqu’à aujourd’hui.

Le 31 Mars, RELIER est inauguré officiellement, en présence du Député-Maire de Limoges et du Président de l’Université. C’est l’occasion de faire la démonstration des nouveaux services disponibles grâce au très haut débit : visioconférence, calcul réparti,...

Le Rectorat et le CROUS déploient quelques mois plus tard leurs réseaux privés inter-sites. Cela permet de relier l’Inspection Académique et le Rectorat, mais aussi les différents sites du CROUS entre eux.

Lorsque des services sont appelés à changer de bâtiment au sein de l’Université, il est désormais possible de les connecter presque sans frais s’ils se déplacent vers un site connecté à RELIER. C’est le cas du SUIO, qui déménage à la fin de l’été 2003 vers le site de l’ancien CS4.

L’année suivante, de nouvelles opérations de tirage de fibre sont engagées. L’objectf est de sécuriser certains sites qui ne disposent que d’une seule connexion au réseau, comme les sites Jidé et Turgot. En effet, si des travaux endommagent malencontreusement un câble optique, un site ne disposant que d’un seul accès au réseau pourrait se trouver isolé. Il est donc nécessaire de doubler les connexions sur chaque site, tout en utilisant des cheminement différents.

De nombreuses extensions du même genre seront réalisées au cours des années suivantes, pour arriver à plus de 45 kilomètres de câbles à la fin 2007. De nouveaux partenaires vont par ailleurs rejoindre le réseau, comme le CNAM, le CTTC, le Conseil Régional ou encore la BFM et l’ONISEP.

En 2008, après 5 années de fonctionnement, l’équipement central du réseau (appelé cœur de réseau) est remplacé. Le trafic sur RELIER augmentant de +50 % par an en moyenne, il n’est plus suffisamment dimensionné. L’arrivée de nouvelles fonctionnalités sur RENATER nécessite également ce remplacement. Deux ans plus tard, le cœur de réseau sera doublé, permettant une séparation physique des réseaux interconnexion et Université.

RELIER, version 2

En 2011, une réflexion est engagée pour mettre à jour l’ensemble des équipements actifs présents sur le réseau. Après huit années de bons et loyaux services, les matériels, installés en 2003, arrivent en fin de vie. Il est donc nécessaire, pour assurer la continuité du service, de procéder à un renouvellement de ces matériels avant qu’ils ne tombent en panne.

À la fin du premier semestre 2011, le Service Commun Informatique lance un appel d’offre pour la réalisation de cette opération. La mise en service du nouveau réseau est effective à la fin Janvier 2012. À cette occasion, il prend le nom de RELIER-2.

Cette mise à jour technologique permet d’améliorer considérablement le débit du réseau, puisque les équipements sont interconnectés à un débit dix fois plus élevé que dans la version précédente de RELIER. Elle permet également de préparer les réseaux à des évolutions futures, et à l’arrivée de nouvelles technologies.

De nouveaux partenaires viennent rejoindre le réseau : il s’agit du Centre Hospitalier Universitaire et de l’Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale Croix-Rouge. Pour cela, des extensions sont réalisées, avec le tirage de nouvelles fibres optiques. Leur connexion devrait être effective au cours du premier semestre 2012.

Dix ans après sa création, RELIER reste un très beau projet, emblématique d’un partenariat réussi, et il y a fort à parier qu’il se développe encore au cours des prochaines années.


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